Nightwaters

Série « De Profundis », 2026.

Dans les dernières peintures de Natacha Mercier (série « De Profundis » ,emprunté au latin « depuis les profondeurs »), les images semblent surgir de l’obscurité plutôt que simplement la représenter : « La série sur l’eau germait en moi, elle est arrivée juste après les forêts, pour donner un nouveau souffle à mon travail . Contrairement au paradigme de la forêt, celui de l’eau n’obéit pas aux lois terrestres, elle est sans hiérarchie fixe, sans cadre, ni frontière. Je cherchais sur ce nouveau territoire une matière pour tendre vers l’abstraction. ». Avec « De Profundis », l’artiste poursuit ainsi une recherche engagée autour de la sensation des formes et des couleurs dans la nuit. Ses peintures suggèrent des événements presque imperceptibles : un impact à la surface de l’eau, une éclaboussure, un souffle ou une lumière dont on ne distingue pas toujours la source. Ces traces fragiles donnent aux images une dimension parfois sonore et laissent une place à ce qui n’est pas représenté. L’image ne raconte pas une scène : ce qui apparaît demeure partiel, situé entre un avant et un après qui échappent.

Cette ambiguïté est au cœur du processus artistique de Natacha Mercier. À partir de photographies qu’elle transforme numériquement, l’artiste compose ses paysages nocturnes en faisant progressivement « tomber la nuit », jusqu’à déterminer avec précision les zones qui resteront visibles ou disparaîtront dans l’ombre. Ce concept est ensuite transposé sur la toile par couches , recouvrements et ponçages successifs ; technique qui est empruntée à celle des carrossiers en automobile. L’image est ainsi enfouie sous la peinture avant de réapparaître par fragments dans ce noir qui donne une intensité particulière où les formes semblent affleurer dans la lumière plutôt que de s’imposer d’emblée.

Natacha Mercier puise ici son inspiration picturale depuis les profondeurs, située à la frontière du paysage et de l’abstraction, où l’eau et la nuit deviennent les lieux d’une transformation progressive des images. Une peinture qui ne cherche pas à reproduire le monde, mais à en retenir des impressions, des traces et des éclats.

Jonas Alvear, 2026.

 

Ghost ship. Acrylique sur toile, 100 x 73 cm – 2026.

Ghost ship. Acrylique sur toile, 100 x 73 cm – 2026. Projection de l’oeuvre dans un espace.

Midnight oil. Acrylique sur toile, 162 x 130 cm – 2025.

Midnight oil. Acrylique sur toile, 162 x 130 cm – 2025. Projection de l’oeuvre dans un espace.

Midnight oil (première version). Acrylique sur toile, 41 x 27 cm – 2020.

Midnight oil (première version). Acrylique sur toile, 41 x 27 cm – 2020.

Alone. Acrylique sur toile, 150 x 100 cm – 2026.

Alone. Acrylique sur toile, 150 x 100 cm – 2026.   Projection de l’oeuvre dans un espace.

Impacts. Acrylique sur toile, 100 x 73 cm – 2026.

Impact 1. Acrylique sur toile, 100 x 73 cm – 2026.

Impact 2. Acrylique sur toile, 100 x 73 cm – 2026.

Impact 3. Acrylique sur toile, 100 x 73 cm – 2026.

Die Reise. Acrylique sur toile, 97 x 130 cm – 2026.

Die Reise. Acrylique sur toile, 97 x 130 cm – 2026. Projection de l’oeuvre dans un espace.